Le Micro U-Float pour la pêche du silure


Lorsqu'il s'agit de la pêche du silure, deux spots de renommé viennent spontanément à l'esprit : l'Ebre en Espagne et le plus populaire, le Pô, un grand fleuve en Italie. Nulle part ailleurs, vous trouverez une population aussi abondante de gros poissons que là-bas. Dès les années 1980, les premiers "pêcheurs fous" ont entrepris d'affronter ces monstres d’eau douce. Cela a également annoncé l'ère de la pêche sportive moderne du silure.

"Surtout en eau claire, j'ai pu obtenir de très bons résultats de capture avec les micro-flotteurs jaunes et rouges."

John Troppacher

Bien sûr, devant un tel potentiel cela n'a pas pris beaucoup de temps avant que le long de la rivière, les premiers camps et les premières locations de bateaux fassent leur apparition. Trois décennies plus tard, elles font désormais partie du paysage le long du Pô et devant l’ampleur de la pratique, les choses ont bien évoluées. De nombreux centres de guidage au silure se sont établis et l'infrastructure locale est maintenant très bonne. Bien qu’il soit compréhensible que beaucoup souhaitent se tailler une part du gâteau, cela laisse des traces... Avant, il était possible de pêcher simplement au flotteur à l’aplomb du bateau. Maintenant, le pêcheur doit faire bien plus d'efforts, car les poissons, devenus méfiants, ne se laissent plus prendre aussi facilement.

Je pêche depuis plusieurs années dans une zone située dans la partie supérieure du Pô. Il n'y a que quelques centres de guidage sur ce secteur et, de ce fait, la pression de pêche est comparativement plus faible qu’ailleurs sur le fleuve. Néanmoins, le nombre de bateaux ne cesse d'augmenter et les plus anciens sujets ont déjà vu passer d’innombrables leurres et montages. Ces silures sont devenus de plus en plus malins et chaque jour leur traque se complique un peu plus. En relativement peu de temps, j'ai pu vivre en direct cette complexification de la pêche.

Jusqu'à présent, j'animais simplement mon combi-rig, monté avec un bas de ligne en monofilament et un hameçon triple ou simple.

J'ai pris du poisson avec ce montage dans presque toutes les situations. Mais, depuis le début de cette saison, j'ai dû me remettre sévèrement en question. J'ai remarqué que mon combi-rig n'apportait plus le succès escompté. Les circonstances particulières de cette année, comme le faible niveau des eaux et une eau extrêmement claire, ont été dévastatrices. Il a fallu plus discrétion, faire preuve d’imagination et de finesse. J’ai donc changé mes habitudes, et c’est ce qui aura sauvé mes parties de pêche. Mon héros fut le Micro U-Float !

Mon montage préféré ressemble donc à ceci : une monture avec un seul hameçon, un bas de ligne en tresse et deux Micro U-Float de 1,5 ou 3,5 grammes chacun, selon la taille de l’appât. Certains pourraient penser que les U-Floats rouges ou jaunes ne seraient pas assez discrets ? Mais là n'est pas la question, car le principe est : "la discrétion relative" ! La discrétion fait ici plutôt référence à la quantité de matériel utilisé pour le montage (donc seulement des hameçons simples !) et surtout au fait que les vifs peuvent se déplacer aussi naturellement que possible dans l'eau. Ceci est possible d'une part grâce à la souplesse de la tresse et d'autre part grâce aux U-Floats qui assurent une flottabilité relativement élevée et en même temps une faible résistance à l'eau au niveau du bas de ligne. Enfin, les couleurs agissent comme un déclencheur pour les silures. Surtout en eau claire, j'ai pu obtenir de très bons résultats avec les Micro U-Floats jaunes et rouges. Une touche de couleur ne fait jamais de mal.

Bien à vous

Johann Troppacher, Team Black Cat

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